Durant les magnifiques mois de l’été 2019, j’ai parcouru près de 3 000 miles à travers les paysages à couper le souffle et paisibles des Prairies canadiennes. Le cyclisme était sans souci sous les cieux infinis de la prairie. Je n’étais pas seul. Tout au long du trajet, mon ami Burley m’accompagnait. Burley Coho XC pour être exact. Il était attaché à ma hanche proverbiale tout le long. Je ne me souviens plus exactement quand il a commencé à se plaindre, mais M. Coho devenait grincheux.
J’étais insensible à sa souffrance et à ses gémissements (ma déficience auditive n’a probablement pas aidé). Mais lors d’un de mes nombreux voyages, ceux qui m’entouraient, un ingénieur mécanique, un olympien retraité et un groupe de bikepackers, me rappelaient régulièrement que Burley avait clairement du mal. Il suffisait d’entendre le grincement venant de… quelque part derrière.
Après un plan malheureux d’ajouter une suspension pneumatique pour gonfler l’ego de Coho, et les moqueries persistantes disant que j’étais un mauvais propriétaire de remorque, j’ai décidé de demander de l’aide au grand patron, Burley Design.
Le premier message ressemblait à ceci : « Je suis probablement le pire propriétaire de remorque au monde et je ne comprends pas pourquoi mon Coho grince après seulement 3 000 miles d’utilisation intensive. » Après un échange assez coloré (il semble que les gens de Burley ont de l’humour et une grande patience pour les clients étranges avec des idées d’amélioration), j’ai été transféré du service client au marketing puis enfin à l’ingénierie. Après avoir parlé de mon grincement persistant (que nous avons finalement identifié), et de mon intérêt à tracter des choses bizarres, comme des sacs de gravier et des sacs de pommes de terre, la conversation s’est tournée vers les autres produits Burley, comme le cousin de Coho, le Travoy, qui souffre malheureusement d’une crise d’identité. Ce sont leurs mots, pas les miens. Malgré le fait que ce soit une excellente remorque pour le bikepacking et le transport urbain, le Travoy est resté cantonné dans la catégorie inférieure de « chariot à provisions ». Plutôt que d’évoquer l’aventure, son image est associée à aller chercher de la laitue, des radis et du dentifrice. Burley m’a demandé si je pouvais les aider à changer cette mentalité. Voilà le contexte. Passons maintenant à mon plan de mettre le Travoy à l’épreuve. L’objectif : l’utiliser de manière nouvelle et inhabituelle à travers les vastes Prairies canadiennes et, espérons-le, sortir le Travoy des rayons des supermarchés pour l’emmener en pleine nature. Peu après cette discussion, une boîte Burley discrète est arrivée à ma porte. Je suppose que la pierre est lancée dans l’étang proverbial. Maintenant que la remorque est là et que j’ai surmonté ma peur de décevoir Burley, je peux commencer à planifier les tests rigoureux que le Travoy subira en 2020 : transporter des valises et des barbecues de taille normale lors d’événements de bikepacking longue distance (dans les limites de poids, bien sûr). Livrer des pommes de terre (parce que je peux). Faire du bénévolat pour des actes aléatoires de cyclisme (dans l’esprit de Burley). Livrer du café. Lancer des tours à vélo électrique dans les communautés francophones du Manitoba (avec mes partenaires préférés de Bonjour Manitoba). Ce ne sont que quelques idées rapides qui me viennent à l’esprit (note : ma date limite éditoriale pour cet article est déjà dépassée et je suis maintenant en quadruple heures supplémentaires). Si quelqu’un habite dans la « boue », autrement dit Winnipeg, et a besoin d’un coup de main cette saison, nous serions heureux d’aider. De temps en temps, nos coordonnées seront en direct grâce à notre élégant traceur GPS Boomerang. Une dernière chose, si vous avez une super idée pour le Travoy, envoyez un message à Kim chez Burley ou à moi-même. Je réalise que Burley est le phare quintessentiel de la bonté, alors rassemblons des idées communautaires dans leur esprit de rendre le monde meilleur, une balade en remorque à la fois. Ah, je devrais ajouter que je n’aime pas sortir après 22h, donc pas de courses nocturnes pour bière pour les aventuriers à vélo assoiffés. Désolé.