Jake Wilcox de Venture500 vient de terminer son inspirant voyage transcontinental à travers l’Australie sur un Elliptigo avec une remorque Burley Nomad en remorque. Nous avons eu l’occasion de le rencontrer et d’en apprendre davantage sur son périple. Découvrez l’interview et suivez-le pour en savoir plus sur ce qui attend Venture500, une quête mondiale visant à réaliser 50 expéditions, chacune de plus de 500 miles, sans moteur ou grâce à la bienveillance humaine.
Partant de Melbourne, j’ai suivi la Great Ocean Road jusqu’à Adelaide. J’ai ensuite quitté la côte pour m’enfoncer dans l’intérieur des terres, au cœur de l’Australie, atteignant Darwin et la mer de Timor 46 jours plus tard. J’ai parcouru en moyenne 59 miles par jour, eu deux crevaisons (une sur la remorque et une sur le vélo), traversé 3 États australiens et 4 des 10 déserts centraux. C’était ma 3e traversée non motorisée sur 7 continents.
« Le monde est un grand et magnifique endroit, plein d’aventures et de mystères inconnus. Si vous avez un rêve, réalisez-le ! »
- Jake Wilcox, Venture500
Comment s’est passée la logistique pour faire parvenir tout votre équipement d’Amérique aux Australiens ? L’avez-vous expédié à destination ? Ou l’avez-vous enregistré en soute dans l’avion ?
La logistique d’une traversée continentale est toujours la plus difficile. J’ai envisagé de l’expédier par bateau, mais au final j’ai simplement acheté des bagages surdimensionnés supplémentaires et les ai pris avec moi dans l’avion. Tout s’est bien passé, il fallait juste que tout mon équipement reste sous un certain poids.
Quels ont été les moments forts du voyage ?
L’Australie est un rêve que je caresse depuis une dizaine d’années, donc poser les pieds ici a été un moment fort pour moi. Les animaux uniques, les gens accueillants, les magnifiques paysages naturels et la nourriture délicieuse ont aussi joué un rôle impressionnant.
Y a-t-il eu une grande différence par rapport à vos autres expéditions Venture500 ?
Ce voyage a été de loin le plus difficile. Peu de gens traversent le centre du continent. C’est un endroit très désertique, dépourvu de vie humaine. Les enjeux étaient donc bien plus élevés que lors des expéditions précédentes. Si quelque chose tournait mal, personne ne serait là pour aider. Tout reposait sur moi.
Avez-vous vécu des moments qui vous ont ouvert les yeux ?
J’ai réalisé à quel point l’homme est petit face à l’immensité de la nature. Nous avons construit de grandes villes et développé des civilisations partout sur la planète, mais il existe encore des étendues sauvages vastes et intactes ici.
Avez-vous eu des échanges avec les locaux durant votre voyage ? Que pensaient-ils de votre aventure ?
J’ai rencontré quelques tribus aborigènes dans l’Outback. Ils trouvaient que le vélo était un excellent moyen de découvrir leurs terres natales ! Le racisme est très présent ici et ils ont dit préférer les voyageurs comme moi car la difficulté du voyage change la façon dont on perçoit un lieu.
Comment s’est passée la conduite de l’Elliptigo avec une remorque ? Y a-t-il des choses auxquelles vous avez dû vous habituer en roulant ?
L’Elliptigo et la remorque Nomad formaient un excellent duo ! J’ai pu transporter tout mon équipement et faire de bons temps dans les déserts. J’ai dû m’habituer au vélo debout en général. C’est un style de conduite très différent d’un vélo traditionnel assis, mais très amusant. En quelques jours, c’est devenu très naturel.
J’ai eu des étapes de plus de 250 km sans aucun service, donc je devais tout transporter pour plusieurs jours. Le Nomad m’a permis de transporter les 20 litres d’eau et la nourriture supplémentaire nécessaires pendant ces étapes.
Comment le Nomad a-t-il facilité votre voyage d’aventure ? Y a-t-il des fonctionnalités ou des moments où vous l’avez trouvé particulièrement utile ?
J’ai eu des étapes de plus de 250 km sans aucun service, donc je devais tout transporter pour plusieurs jours. Le Nomad m’a permis de transporter les 20 litres d’eau et la nourriture supplémentaire nécessaires pendant ces étapes. J’aime particulièrement aussi le porte-bagages. On peut y faire sécher les vêtements et garder un accès facile au matériel que l’on utilise souvent.
À quoi ressemblait une journée type ? Combien de miles parcouriez-vous par jour et y a-t-il eu des sections particulièrement difficiles ?
Ma journée type commençait par un réveil à 4h30, démontage du campement, et départ sur la route à 5h. Je roulais environ une heure jusqu’au lever du soleil avant de faire une pause pour prendre le petit-déjeuner. Celui-ci se composait de flocons d’avoine, raisins secs, huile d’olive et miel. Ensuite, je pédalais jusqu’à 14-15h avant de prendre l’après-midi de repos. Je m’arrêtais toutes les heures pour une barre protéinée et une pause hydratation. Je me reposais à l’ombre si possible jusqu’à 17h, quand la température commençait à baisser. Je roulais souvent jusque tard dans la nuit car la température était alors supportable.
Comment étaient les camps ?
Il est très facile de camper dans la brousse de l’Outback car personne n’est aux alentours. Je roulais jusqu’à environ 21h, sortais de la route et installais ma tente dans le désert. Comme il n’y a aucune pollution lumineuse, les étoiles étaient très brillantes ! Je dormais en moyenne 6 heures par nuit pendant l’expédition.
Nous sommes ravis d’apprendre que le voyage de Jake s’est bien déroulé et avons hâte de le retrouver pour en savoir plus sur ses aventures à son retour. Avec seulement 19 expéditions sur 50 réalisées pour son projet Venture500, une autre quête épique est déjà en préparation.